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Parlons vrai !

L'ANALYSE de François Nesa.


"AUJOURD'HUI, PROTÉGER, C'EST GAGNER".

Les marchés financiers traversent une crise sans précédent depuis 1929. Une telle situation atteint le cœur même du système financier. Elle frappe par conséquent l’ensemble des acteurs économiques, les entreprises et les ménages, et va inéluctablement entraîner une récession aux États-Unis, en Europe voire en Asie. Face à une telle situation, les épargnants ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer. La confiance relative qu’ils avaient en leur banque a légitimement volé en éclats. Plus que jamais, il est nécessaire de prendre des mesures d’urgence pour passer ce cap le moins douloureusement possible.


LA GARANTIE DE DÉPÔTS, GARANTIE ET VIGILANCE.
Tout d’abord, il est impératif de vérifier la solidité financière des établissements dans lesquels les fonds sont déposés ? Il s’agit des banques, des compagnies d’assurances, des sociétés de bourse ou de gestion. Si on imagine mal des dépôts de bilan, cette hypothèse ne peut être écartée aujourd’hui. Des garanties ont été mises en place à travers la loi du 25 juin 1999. Elles sont de 70 000 Euros par banque et par déposant. Ainsi, un épargnant disposant de trois comptes dans trois banques différentes bénéficie d’une garantie de 210 000 Euros. Ces garanties s’appliquent pour les mêmes montants aux contrats d’assurance-vie qui sont des actifs distincts du compte bancaire. Un client titulaire d’un compte sur livret et un contrat d’assurance-vie est donc garanti pour 140 000 Euros. Ces garanties seront sans doute accrues au cours des prochaines semaines. Cependant, dans la pratique, il n’est pas certain que le fond de garantie ne soit pas suffisant pour faire face à la cessation de paiement à répétition d’établissement financiers. Par ailleurs, sous quels délais les déposants seraient-ils indemnisés ? Dans un tel scénario, une garantie formelle de l’état serait probablement donnée pour sauver le système financier. En conclusion, la vigilance s’impose, mais il n’y a pas lieu à céder à la panique.

LES ACTES DE GESTION.
Immobilier. Patience et observation
Une baisse du marché immobilier, qui avait jusqu’à maintenant bien résisté à la crise, est inéluctable. Niveau de prix élevé, baisse du pouvoir d’achat, augmentation du chômage, resserrement des conditions de prêt et augmentation des taux sont autant de facteurs qui vont précipiter le marché dans la crise. Une baisse moyenne de 30% est à prévoir sur les trois prochaines années.

CE QU'IL FAUT FAIRE LORSQUE L'ON EST ACQUÉREUR:
• Différer son achat et rester en location pour profiter d’une probable baisse des prix et des loyers.
• Eviter formellement les crédits relais, source de surendettement et d’appauvrissement sur des marchés immobiliers baissiers.


CE QU'IL FAUT FAIRE LORSQUE L'ON EST VENDEUR:
• Accepter des prix 10 à 15% inférieurs au prix escompté à l’origine.
• S’assurer de la solvabilité de l’acheteur en cas de recours à l’emprunt ou signer sans condition suspensive.


ACTIONS. RESTRUCTURATION ET DIVERSIFICATION
Ce qu’il faut faire … Ou ne pas faire

• Ne pas vendre de façon systématique.
• Faire restructurer son portefeuille par un professionnel afin de vendre les valeurs ou les secteurs qui sont les plus exposés en cas de récession, et acheter ceux qui résisteront le mieux à la crise.

Il s’agit :
• Des sociétés désendettées, et a fortiori celles qui détiennent un volant significatif de liquidités.
• Des entreprises qui sont leaders sur leur marché : elles profiteront de la crise pour acquérir à bon compte des société concurrentes.

De manière générale, il faut :
• Accroître la diversification de son portefeuille afin d’en diminuer le niveau de risque.
• Eviter d’avoir plus de 10% sur une valeur, même en cas de forte conviction d’achat.
• En cas de mandat de gestion confié à un établissement financier, vérifier que ce dernier a bien respecter les termes du contrat.
• Conserver des liquidités pour pouvoir racheter progressivement des actions une fois la crise financière passée.

LIQUIDITÉ. LES RÈGLES D'OR
En matière de liquidité, il faut :

• Eviter d’acheter des sicav monétaires. Elles ont une rémunération relativement faible, de l’ordre de 4%, et peuvent détenir des créances à risque susceptibles, en cas d’impayés, de faire fondre la valeur des parts.
• Préférer les comptes sur livret bancaire qui garantissent actuellement des taux supérieurs au marché, entre 6 et 8% en fonction de la durée et des montants.
• Compléter les livrets exonérés d’impôt, livret A et livret de développement durable.
• Se désendetter en soldant les prêts immobiliers ou personnels réalisés à des taux supérieurs à 5%.
• Profiter du désarroi bancaire pour renégocier les coûts de fonctionnement de ses comptes (carte bleue, frais sur opérations, droits de garde, etc.).

L’ensemble de ces dispositions devraient permettre, comme dans toute crise majeure, de faire partie de ceux qui profitent de la reprise des marchés financiers. Espérons, pour conclure, que nos amis banquiers tireront les leçons de ce séisme et accorderons un peu plus de considération à leurs clients. Ces clients qui les font vivre, tout simplement.


Honova. Société de Conseil en Gestion de Patrimoine
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